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Coach : Pourquoi ?

témoignages de coachés

Témoignage de coach : Quel parcours professionnel m’a menée au coaching?

Longtemps j’ai fait ce cauchemar : je retrouvais un emploi de commerciale, dans un bureau, avec des horaires fixes, un chef  que je n’avais pas choisi, des orientations stratégiques prises et qui étaient contraires à mes valeurs !! J’avais des collègues, un chef, un bureau, une agrafeuse, des réunions etc… Depuis plusieurs années ce rêve a disparu, et j’ai compris comment j’aurai pu prendre ma place sereinement en entreprise si j’avais été suivie par un coach.

Alors pourquoi, à l’époque, n’ai-je pas trouvé ma place de salariée ? Cela venait-il de moi ? En partie, très probablement. Etre accompagnée par un coach à cette époque m’aurait fait le plus grand bien.

Et les autres, les patrons, les chefs ? Quelle était leur part de responsabilité ? Quand je me repasse le film, je me dis que si un de mes clients aujourd’hui me racontait cette histoire, je lui dirais : « Vous avez vécu des situations humiliantes, traumatisantes, et aujourd’hui elles résonnent encore en vous. Il faudrait décontaminer tout cela »

Personnellement, pour avancer (ou «décontaminer »), j’ai choisi d’avoir un parcours riche en développement personnel (thérapie comportementale/ PNL/ Analyse Transactionnelle/ Coaching), et je suis devenue coach de vie et coach emploi depuis 2007.

Je veux accompagner les personnes pour les aider à changer. Je veux préparer les jeunes à entrer dans la vie professionnelle en évitant les jeux psychologiques stériles, en ayant confiance en eux.

Merci à tous ces patrons ou responsables hiérarchiques, qui, en me heurtant, m’ont aidée à grandir, m’ont poussée à travailler sur moi. Je n’aurais pas voulu qu’il en soit autrement. C’est ce que j’en ai fait qui est important aujourd’hui (c’est le fameux cadeau caché)!

Merci au premier patron qui m’a recrutée. Il était sombre, coléreux, autoritaire, arrogant. Son entreprise fabriquait et commercialisait des bijoux en or. Dans son atelier de perles et de pierres régnait un climat pesant. Quand les ouvrières de l’atelier ont vu débarquer la nouvelle Responsable du SAV (moi), elles étaient fermées et hostiles à mon égard. Il m’a fallu manger mon sandwich toute seule pendant quelques temps avant qu’elles ne m’invitent à me joindre à elles pour le déjeuner. Seulement voilà, le grand chef ne voyait pas cela d’un bon œil. J’étais trop proche des ouvrières, et il me convoqua pour me le signifier. Pour en finir avec cette première expérience : quand ils décidèrent de déménager à Marseille, je ne les ai pas suivis, même si je sais que là-bas, « elle est plus belle la vie » !!

Ont suivi 6 mois de chômage car, j’avais beau avoir fait une école de commerce, je ne savais pas chercher du travail. Là encore, un coach emploi m’aurait été bien utile.

Après avoir passé une annonce dans la Revue « Stratégie », je suis reçue par l’un des associés d’une jeune chaîne d’hôtels en montagne qui me dit être impressionné par ma maturité. Sans en parler à son associé (erreur stratégique de sa part), ni à la Directrice Commerciale (sa maîtresse par ailleurs), il me recrute comme agent commercial chargé de développer les ventes de séminaires résidentiels auprès des entreprises. A mon arrivée, on me colle dans un placard-couloir (mes 1,76 m ont du mal à s’en contenter), car il n’y avait pas de place pour moi ailleurs (officiellement).

Je ne dis rien, car je sors de 6 mois de chômage, que je suis jeune et que je ne vois pas les problèmes de suite, je n’écoute pas mon intuition. Je développerai cette clairvoyance et cet instinct bien plus tard. La Directrice Commerciale ne me forme pas, ne me donne aucun book avec les photos des hôtels (je dois le créer), ne me fait visiter aucun hôtel. Elle attend que je tombe, ça l’amuse je pense. A l’époque pourtant, je ne vois pas son jeu car je n’ai pas conscience d’être potentiellement dangereuse pour cette femme. Je parviens, en 6 mois à créer un fichier de prospects, à en démarcher bon nombre, mais pas à générer du chiffre d’affaires. Ma période d’essai de 6 mois n’est donc pas renouvelée. Fin du deuxième acte.

Rapidement je retrouve un emploi (j’ai quand même un bac+ 5 bon sang !). Je deviens Conference Producer. Je sais, ça en jette !! Cela signifie que je dois monter des conférences de deux jours en un laps de temps d’un mois, sur des thèmes tirés au sort par le patron chaque début de mois. Je vis là ma première expérience valorisante. Monter des conférences, être en contact avec des experts dans le monde entier, voir le produit fini et constater que des personnes payent pour y assister, c’était un bonheur. Dans cet acte trois, le Directeur d’Agence était un alcoolique mondain. Très bon chic bon genre, mais buvant son premier Whisky à 10 heures du matin. Il avait la chance de gérer une équipe formidable de personnes jeunes consciencieuses et engagées. L’agence tournait sans lui. Si j’ai démissionné, c’est à cause des cadences infernales, et de mon stress que je ne parvenais pas encore à gérer. Si j’avais su équilibrer mes domaines de vie à cette époque, ma santé aurait été meilleure.

Suite à une candidature spontanée, je suis recrutée par une femme à laquelle je vouais une admiration sans bornes. Je suis donc embauchée pour monter des conférences dans le milieu du Marketing Direct. La Directrice est souriante, brillante, jeune, elle me confie pendant l’entretien de recrutement, avec une petite larme à l’œil, que « je lui rappelle la jeune femme qu’elle était plus jeune ». Ma hiérarchique directe est une femme formidable. Je suis dans une équipe qui gagne, j’apprends des milliards de choses, je voyage, j’ai une chef avec laquelle je ris beaucoup, c’est l’euphorie, je ne touche plus le sol. Puis, ma Directrice se montre sous un autre jour. Elle me convoque un jour pour me faire des remarques très humiliantes (sur un tic de langage qui a « faillit me coûter ma place » me dit-elle). Elle choisit pour cela un moment où je suis vulnérable (deux jours après que je vienne de subir un décès brutal dans ma famille). Le salon annuel que nous organisons est pour bientôt, je me donne à fond malgré ces humiliations profondes. Chaque fois que je la croise, je ravale ma honte. Un jour elle vient dans nos locaux et humilie ma collègue (enceinte de 6 mois) au point de la faire pleurer. Tout cela se passe devant moi bien sûr. Dès que le Salon a été bouclé, nous avons tous été convoqués afin qu’elle procède à nos licenciements respectifs. Cette grande dame avait beaucoup d’idées, créait beaucoup de nouveaux produits… mais ne savait pas très bien compter semble-t-il. Quoi qu’il en soit, le défilé des salariés dans son bureau avec une boîte de mouchoirs en papier posée sur la table, dans laquelle elle piochait copieusement car, c’est ELLE qui pleurait, restera pour moi la plus grande « bouffonade » à laquelle j’ai pu assister. Nous étions à fond dans les jeux psychologiques, le triangle dramatique (bourreau/ persécuteur/ victime) était mis en arrosage automatique dans cette entreprise. Nous avions tous notre responsabilité. Nous aurions dû dire non et stop.

Donc, ANPE me revoilà !! Je suis en plein burnout. J’ai mis du temps, mais j’ai compris : si je ne m’endurcis pas, si je n’admets pas enfin que nous ne vivons pas dans le monde des Bisounours (ou de Candy selon vos références personnelles), je mets ma vie psychique en danger.

Rapidement, je retrouve un emploi (j’ai fatalement développé de grandes capacités à trouver un emploi dont mes clients profitent beaucoup aujourd’hui !!). Le Directeur des Opérations qui me recrute pour cette grande société industrielle internationale s’étonne : « Tiens, c’est étrange, vous n’avez pas peur de moi ! C’est rare». Je sentais comme un regret dans ses propos, le ton était donné…. J’avais accepté ce poste d’Ingénieur Commercial pour me nourrir : en effet, je ne voulais plus faire du commercial, et la technique et moi on est un peu fâchés. On me demande donc, sans formation aucune, d’aller vendre des ascenseurs. Imaginez l’angoisse. La formation n’eut lieu que trois mois après mon embauche. Aucun accueil ne me fut réservé par le chef d’agence. Les techniques de vente étaient censées être innées chez cet ascensoriste qui recrutait des BAC+5 allant du linguiste au gestionnaire (comme moi), en passant par les arts plastiques. Au cours de cet épisode, j’ai vécu des moments personnels très heureux qui m’ont fait minimiser l’insipidité de mon travail. J’atteignais mes objectifs commerciaux, je ne sais pas comment. J’ai croisé des collègues très sympas, et un chef alcoolique (encore un). Dans cette entreprise, je souffrais plutôt de mon « inexistence » aux yeux de ma hiérarchie. Pas de signe de reconnaissance positif ou négatif. Rien. J’ai donc, de nouveau cherché un emploi !

Je fus alors recrutée par une Société de Location Longue Durée de Véhicules. Mon Responsable Direct est celui qui m’a tout appris du métier de commercial. J’ai également eu la chance de suivre des formations aux techniques de vente très efficaces au sein de cette entreprise. Le bémol intervint quand je décidai de faire un bébé. Depuis mon embauche, mon chef avait été remplacé, et j’avais récupéré un jeune pitbull ambitieux qui ne « comprenait pas l’intérêt de faire des enfants ». Dès que je fus enceinte, des malaises apparurent, et mon chef des ventes me disait « Ah non, tu ne vas pas encore nous faire un malaise ». A 5 mois de grossesse, je fus obligée de m’arrêter (j’étais en train de préparer un beau bébé de 5 kilos, ce qui m’épuisait). Cependant je pris mon ordinateur portable à la maison, et je gérais mes clients à distance. Mon objectif commercial fut donc atteint. A mon retour de congé maternité, le jour des augmentations annuelles arrive, et tout le monde est augmenté sauf moi. Lorsque je demande des explications au Directeur de l’Entreprise, il me répond : « Il faut être productif dans une entreprise pour avoir une augmentation ». Peu de temps après je «passe à la concurrence » (et oui, encore !!).

En changeant d’entreprise, je multipliais mon salaire de début de salariat par deux. Belle pirouette en 8 ans!! Le chasseur de tête qui m’avait recrutée m’avait mis entre les mains d’une société dynamique, avec un Directeur Commercial un peu nerveux (j’ai appris récemment qu’il avait mis fin à ses jours), mais un Chef des Ventes très cool et plein d’humour. Tout commençait bien, comme d’habitude allais-je dire ! Puis… arrive le méchant, le collègue hyper arrogant et pas très compétent, qui est là en sous-marin pour mieux nous connaître, et qui est nommé Chef des Ventes trois mois plus tard. Cet homme nous convoque alors pour nous demander de le vouvoyer maintenant qu’il est devenu notre chef. Mon refus est instantané et catégorique, je ne le vouvoierai pas (il y a du « rebelle » en moi). Dès lors commence un combat acharné entre nous deux : c’est à celui qui confrontera le plus l’autre. Dans cette lutte, je m’use lentement sans y prendre garde. J’accumule les insomnies, je travaille près d’un manipulateur qui veut en finir avec moi. Lors des évaluations annuelles, je décide de rester de marbre lorsqu’il me dit que je suis un « leader négatif », et qu’il me demande de quitter la société (« il y en a un de trop ici, et c’est toi ! ») Je sers les dents, et je suis écœurée par la servilité de mes collègues. Ils ont peur de lui, pas moi. Pendant 9 mois, je prends des notes, et un beau matin, en pénétrant dans l’ascenseur de l’entreprise, j’appuie sur le bouton qui mène à la Direction. La vérité est au bout du couloir ! Mon PDG me reçoit, il m’écoute lui réciter calmement les tristes épisodes de cette sordide histoire. Il me demande de retourner dans mon bureau et me dit de ne plus m’inquiéter. Il appelle immédiatement mon Chef dans son bureau, et le rétrograde sur-le-champ. Par la suite, quand je croise cet être « pas humain » dans les couloirs, nos regards font des étincelles. Je ne tiens pas longtemps dans cette ambiance. J’ai enfin compris, c’est ici que s’arrête en 1996 ma vie de salariée pour entamer ma vie d’entrepreneuse.

Depuis, je n’ai jamais regretté les gros salaires, les voitures de fonctions, les tickets restaurants, ou les séminaires en bord de mer liés au métier de commerciale que j’occupais. Je gagne beaucoup moins d’argent, mais je m’occupe de ma famille librement, je gère mon temps et peux pratiquer des activités extra professionnelles. Je travaille sur moi, j’aide les autres en pratiquant un métier qui me passionne, et c’est cela ma meilleure récompense. Je suis un coach de vie qui applique à sa propre vie ce qu’il préconise auprès de ses clients!