Témoignage de Sophie coachée sur l’affirmation de soi

temoignage affirmation de soi

Lorsque Sophie 30 ans, travailleuse indépendante, a commencé son coaching de vie, elle connaissait des turbulences relationnelles dans sa vie privée et professionnelle. Très vite nous avons isolé la source principale de ses problèmes : elle manquait de confiance en elle, et n’était pas assez affirmée.

Nous avons souhaité l’interviewer pour découvrir ses avancées dans ce domaine, après 10 séances de coaching.

Pour en savoir plus sur l’affirmation de soi, nous vous invitons à relire, sur le Blog Coach Confiance, l’article : « Qu’est-ce que l’affirmation de soi »

 

Sophie, pouvez-vous nous dire ce qui vous a amenée à démarrer un coaching de vie ?

Je n’avais jamais vraiment songé à démarrer un coaching de vie. Je ne savais même pas en quoi cela consistait réellement. Mais lors d’une période très intense de ma vie (grossesse, séparation, entreprise en ébullition), tout était devenu trop difficile à gérer. J’ai alors fait appel à Nathalie Giudicelli.

Dès notre premier rendez-vous, elle à mis le doigt sur ce qui me portait préjudice : mon manque d’affirmation. Je ne savais pas dire non, je ne posais pas correctement de cadre dans mes relations tant personnelles que professionnelles. Dans un premier temps, j’ai appris à faire la différence entre la confiance en soi et l’affirmation de soi, ce qui à tout changé pour moi. La confiance en soi est un sentiment installé en nous quand on a une bonne estime de soi, et que l’on a un idéal du moi atteignable. L’affirmation de soi, c’est être « ni hérisson, ni paillasson ».

 

Quelles étaient les situations qui vous posaient le plus problème, en termes d’affirmation de soi, avant votre coaching ?

J’ai toujours su qui j’étais, ce que je voulais réellement, mais je n’arrivais pas à l’affirmer autrement que par de la colère et tout ce que cela engendre. J’étais souvent en mode « hérisson ». Alors on a commencé à travailler sur mes émotions et surtout celles qui étaient enfouies au plus profond de moi-même, et dont je n’avais pas conscience.

Pourquoi j’étais en colère ?  J’ai toujours été rangée dans la case « enfant terrible », et tout ce qui accompagnait mon fort caractère de rebelle insolente ! …Mais ce n’était pas moi, j’ai toujours essayé de me faire entendre mais sans jamais oser m’imposer réellement, ce qui m’a valu pas mal de déboires en grandissant, et notamment au lancement de mon projet professionnel. Par exemple, j’avais énormément de mal à réclamer leur règlement à mes clients, c’était très compliqué. Mais tout autant, c’était très difficile de prendre le temps de choisir ma baguette à la boulangerie. Je n’avais même jamais pensé à choisir, je prenais la première baguette venue, pour ne pas faire attendre la boulangère, et les clients qui attendaient derrière moi. Cet exemple peut paraitre futile, mais il est très révélateur de mon attitude en début de coaching.

 

Aujourd’hui, estimez-vous être une personne plus affirmée ?

Je ne pense pas qu’on puisse changer du tout au tout et surtout pas du jour au lendemain.

Mais je pense pouvoir dire aujourd’hui que même si certaines situations me demandent encore beaucoup d’efforts, je n’ai plus aucun mal à demander à ce que l’on me tranche mon pain à la boulangerie et même à choisir l’éclair au chocolat le plus garni (« mais oui, celui-là, le 2ème au fond en partant de la droite, celui qui à le plus de chocolat 😉 »).

Aujourd’hui je m’autorise à avoir le choix. Combien d’entre nous prennent ce qui s’offre à eux sans oser exprimer leur souhait profond ou leur besoin ?

Et plus que jamais, je chéri ma voie professionnelle, je me donne le droit de participer à tout ce qui me parle et me fait envie. Je ne m’autocensure plus, et mon chiffre d’affaire s’en ressent. Je suis mon instinct en me souciant moins du quand dira-t-on.

 

Qu’avez-vous perdu en devenant plus affirmée ?

Beaucoup de choses ! (Et qu’à cela ne tienne, ce n’est pas plus mal !) . J’ai fait un tri matériel déjà, car en tant que « procrastinatrice professionnelle » j’accumulais énormément de choses, que je ne n’aimais pas forcément, du coup je ne me sentais pas bien chez moi, donc pas bien avec moi, donc mal avec les autres. J’ai commencé par alléger et surtout désencombrer mon lieu de vie.
J’ai aussi dû dire au revoir à une partie de moi-même (l’enfant) mais cela m’a beaucoup aidé à évoluer. J’ai accueilli et laissé parler l’adulte que je suis.

 

Comment réagit votre entourage à ces changements ?

Grace au coaching et à tout ce cheminement, j’ai grandi. Cela a pris du temps mais j’ai évolué, et donc changé. Ce qui m‘a valu pas mal de désordre humainement parlant. Mon cercle amical/social a grandement diminué. J’ai encore beaucoup de mal à gérer mes rapports avec les personnes qui ont toujours connu la « Sophie non affirmée ». La personne que je deviens ne les arrange pas, car je ne fuis plus les conflits, et je n’ai plus peur de dire non.

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